Au vent des Étoiles

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Perception des couleurs

 Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir
► Henri Matisse

 
Ces couleurs qui en réalité n'existent pas

 Création Photo-montage : Claude Feugeas

   En apparence, le réel est rempli de couleurs. Dans la réalité, les couleurs n’existent pas. Celles que nous voyons dépendent de la lumière que le monde extérieur dirige vers nos yeux, mais les idées de « rouge » ou de « vert » ne naissent que dans les profondeurs de notre cerveau. Les couleurs ne sont donc pas uniquement les « exploits de la lumière » comme Goethe l’a dit ; ce sont aussi les exploits du moi. Nous nous en servons pour orner le monde et nous le faisons pour nous. 
   Les couleurs naissent du combat, quotidiennement observable, entre l’obscurité de la nuit et la lumière du jour.La couleur est comme l’authentique produit de la lumière et de l’ombre.
La couleur est une « lumière ombrée » et tout ce qui est visible dans le monde ne l’est que par une lumière ombreuse ou par une ombre lumineuse.  

► Kircher — Le grand art de la lumière et de l’ombre  

   Les principes de « lumière et d’obscurité », de « lumineux et d’obscur » ne doivent pas être seulement compris comme des données des sens. Ils sont les fondements de l'existence des choses, la chaîne et la trame du voile des apparences.  

► Goethe 

   En somme la couleur peut-être : pâle, claire, franche, lavée, affadie, rompue, lumineuse, éclatante, intense, pure, fraîche, pleine, saturée, vive, rutilante, opaque, grisée, neutralisée, terne, amortie, moyenne, éteinte, rembrunie, rabattue, sombre, sourde, foncée...

♦ Mon cube des deux modèles colorimétriques : RVB et CMJN 

 
Cube des deux modèles colorimétriques
 

Le spectre des couleurs visibles dans la lumière 

 
Le spectre de la lumière physique
 

♦ Le système RVB 

{Cette méthode est basée sur la sensibilité tri chromique de l’œil humain}

Comment fonctionne l’œil ?

   La rétine de notre œil est tapissée de cellules photosensibles : les cônes et les bâtonnets.
 Les bâtonnets sont sensible aux contrastes, alors que les cônes sont sensibles aux couleurs. En cas d'éclairement très faible, la nuit par exemple, seuls les bâtonnets nous donnent une information; les cônes sont pratiquement inactifs. C'est pourquoi, la nuit, il est difficile de préciser la couleur des objets que nous distinguons pourtant fort bien.
   Si l'éclairement est meilleur, ce sont alors les cônes qui transmettent l'essentiel de l'information et nous distinguons alors avec une grande précision les couleurs. Parmi les cônes on en distingue trois types et chacun d'eux possède un maximum de sensibilité chromatique pour une couleur. Ce sont les trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le bleu.
   On voit ainsi que notre œil perçoit également une image en quadrichromie, rouge, vert, bleu donné par les cônes et blanc donné par les bâtonnets.
   Dans cette méthode les couleurs sont reconstituées par synthèse additive. On part du noir et on l'éclaire par trois faisceaux lumineux : le rouge, le vert et le bleu.
   Les couleurs intermédiaires sont reproduites en faisant varier l'intensité des faisceaux lumineux.
   Une image RVB est donc composée de la somme de ces trois sources lumineuses. Les 3 faisceaux superposés avec une intensité maximale produisent une lumière blanche. L'extinction totale produit une zone noire.
   Ce modèle est celui utilisé pour l'affichage de couleurs sur un moniteur ou un écran TV : 3 faisceaux frappent la surface du tube éclairant des luminophores rouges, verts et bleus.
   Le modèle RVB est le plus simple pour parler couleurs avec un écran, mais c'est le moins évident pour la compréhension humaine car nous sommes habitués à composer les couleurs en mélangeant les teintes comme nous le faisons avec le système de synthèse soustractive : CMJN. Aussi, il n'est pas très naturel de se dire qu'un jaune est obtenu avec du rouge et du vert.
   Le modèle RVB est dépendant du matériel utilisé car le rendu d'une couleur déterminé par l’addition des trois composantes (rouge, vert et bleu) sera différente d'un écran à l'autre. En effet ce modèle ne tient pas compte des autres paramètres : la luminosité, le contraste ou la température des couleurs qui varient d'un écran à l'autre.

♦ Le système CMJN 

   Les couleurs sont reconstituées par synthèse soustractive.

   Une illustration est composée à partir des 3 couleurs fondamentales qui sont le jaune, le cyan et le magenta. C'est ce qui se passe lorsqu'on dessine avec des crayons de couleurs, qu'on peint à l'aquarelle ou qu'on imprime en couleurs.
   C’est un système où le mélange de couleurs sur du papier blanc amène une résultante plus sombre : moins de lumière, donc soustraction de lumière. Cette méthode consiste donc à soustraire à la lumière blanche ses composantes bleues, vertes et rouges.
   Par exemple en superposant du jaune et du magenta on obtiendra du rouge : le jaune mange le bleu du magenta.
   Le système d'origine n'a que trois couleurs : le Cyan, le Magenta et le Jaune, qui théoriquement suffisent pour reproduire toutes les couleurs. Mais obtenir un gris neutre ou un noir pur sont mission impossible: il faudrait pour cela avoir des pigments parfaits pour les trois composantes, ce qui est infaisable. L'introduction du noir en quatrième composante permet de générer la gamme des gris.
   L'avantage d'un tel modèle est qu'il est plus en rapport avec notre façon de percevoir le mélange des couleurs : un jaune et un bleu donne un vert, un bleu et un rose donne du violet.

♦ Synthèse additive — Synthèse soustractive 

 
La synthèse additive et soustractive
 

♦ Illusion d’optique de l’échiquier d’Adelson 

Quel carré de l'échiquier est le plus foncé : le A ou le B ?

Pour connaître le résultat cliquer  ► ICI

 

  



Lumière et Ombre


 Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir
► Henri Matisse

 
Ces couleurs qui en réalité n'existent pas

 Création Photo-montage : Claude Feugeas

   En apparence, le réel est rempli de couleurs. Dans la réalité, les couleurs n’existent pas. Celles que nous voyons dépendent de la lumière que le monde extérieur dirige vers nos yeux, mais les idées de « rouge » ou de « vert » ne naissent que dans les profondeurs de notre cerveau. Les couleurs ne sont donc pas uniquement les « exploits de la lumière » comme Goethe l’a dit ; ce sont aussi les exploits du moi. Nous nous en servons pour orner le monde et nous le faisons pour nous. 
   Les couleurs naissent du combat, quotidiennement observable, entre l’obscurité de la nuit et la lumière du jour.La couleur est comme l’authentique produit de la lumière et de l’ombre.
La couleur est une « lumière ombrée » et tout ce qui est visible dans le monde ne l’est que par une lumière ombreuse ou par une ombre lumineuse.  

► Kircher — Le grand art de la lumière et de l’ombre  

   Les principes de « lumière et d’obscurité », de « lumineux et d’obscur » ne doivent pas être seulement compris comme des données des sens. Ils sont les fondements de l'existence des choses, la chaîne et la trame du voile des apparences.  

► Goethe 

   En somme la couleur peut-être : pâle, claire, franche, lavée, affadie, rompue, lumineuse, éclatante, intense, pure, fraîche, pleine, saturée, vive, rutilante, opaque, grisée, neutralisée, terne, amortie, moyenne, éteinte, rembrunie, rabattue, sombre, sourde, foncée...

♦ Mon cube des deux modèles colorimétriques : RVB et CMJN 

 
Cube des deux modèles colorimétriques
 

 Le spectre des couleurs visibles dans la lumière 

 
Le spectre de la lumière physique
 

♦ Le système RVB 

{Cette méthode est basée sur la sensibilité tri chromique de l’œil humain}

Comment fonctionne l’œil ?

   La rétine de notre œil est tapissée de cellules photosensibles : les cônes et les bâtonnets.
 Les bâtonnets sont sensible aux contrastes, alors que les cônes sont sensibles aux couleurs. En cas d'éclairement très faible, la nuit par exemple, seuls les bâtonnets nous donnent une information; les cônes sont pratiquement inactifs. C'est pourquoi, la nuit, il est difficile de préciser la couleur des objets que nous distinguons pourtant fort bien.
   Si l'éclairement est meilleur, ce sont alors les cônes qui transmettent l'essentiel de l'information et nous distinguons alors avec une grande précision les couleurs. Parmi les cônes on en distingue trois types et chacun d'eux possède un maximum de sensibilité chromatique pour une couleur. Ce sont les trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le bleu.
   On voit ainsi que notre œil perçoit également une image en quadrichromie, rouge, vert, bleu donné par les cônes et blanc donné par les bâtonnets.
   Dans cette méthode les couleurs sont reconstituées par synthèse additive. On part du noir et on l'éclaire par trois faisceaux lumineux : le rouge, le vert et le bleu.
   Les couleurs intermédiaires sont reproduites en faisant varier l'intensité des faisceaux lumineux.
   Une image RVB est donc composée de la somme de ces trois sources lumineuses. Les 3 faisceaux superposés avec une intensité maximale produisent une lumière blanche. L'extinction totale produit une zone noire.
   Ce modèle est celui utilisé pour l'affichage de couleurs sur un moniteur ou un écran TV : 3 faisceaux frappent la surface du tube éclairant des luminophores rouges, verts et bleus.
   Le modèle RVB est le plus simple pour parler couleurs avec un écran, mais c'est le moins évident pour la compréhension humaine car nous sommes habitués à composer les couleurs en mélangeant les teintes comme nous le faisons avec le système de synthèse soustractive : CMJN. Aussi, il n'est pas très naturel de se dire qu'un jaune est obtenu avec du rouge et du vert.
   Le modèle RVB est dépendant du matériel utilisé car le rendu d'une couleur déterminé par l’addition des trois composantes (rouge, vert et bleu) sera différente d'un écran à l'autre. En effet ce modèle ne tient pas compte des autres paramètres : la luminosité, le contraste ou la température des couleurs qui varient d'un écran à l'autre. 

♦ Le système CMJN 

   Les couleurs sont reconstituées par synthèse soustractive.

   Une illustration est composée à partir des 3 couleurs fondamentales qui sont le jaune, le cyan et le magenta. C'est ce qui se passe lorsqu'on dessine avec des crayons de couleurs, qu'on peint à l'aquarelle ou qu'on imprime en couleurs.
   C’est un système où le mélange de couleurs sur du papier blanc amène une résultante plus sombre : moins de lumière, donc soustraction de lumière. Cette méthode consiste donc à soustraire à la lumière blanche ses composantes bleues, vertes et rouges. 
   Par exemple en superposant du jaune et du magenta on obtiendra du rouge : le jaune mange le bleu du magenta. 
   Le système d'origine n'a que trois couleurs : le Cyan, le Magenta et le Jaune, qui théoriquement suffisent pour reproduire toutes les couleurs. Mais obtenir un gris neutre ou un noir pur sont mission impossible: il faudrait pour cela avoir des pigments parfaits pour les trois composantes, ce qui est infaisable. L'introduction du noir en quatrième composante permet de générer la gamme des gris. 
   L'avantage d'un tel modèle est qu'il est plus en rapport avec notre façon de percevoir le mélange des couleurs : un jaune et un bleu donne un vert, un bleu et un rose donne du violet.

♦ Synthèse additive — Synthèse soustractive 

 
La synthèse additive et soustractive
 

♦ Illusion d’optique de l’échiquier d’Adelson 

Quel carré de l'échiquier est le plus foncé : le A ou le B ?

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Lumière et Ombre

 ♦ Mon  Modulateur de lumière 

 
 Le modulateur de lumière
 

♦Le Théatre des ombres 

 
Le théatre des ombres