Au vent des Étoiles

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Le clown


 

On ne se moque pas de qui rit de lui-même.   

   ► Sénèque

Le clown, c'est le poète en action. Il est l'histoire qu'il joue.

   ► Henri Miller

♦ Sir Auguste Ier, marionnette à fils de 95 cm

C'est l'histoire de l'histoire d'un clown qui voulait enbarquer dans une fusée pour visiter les galaxies et voir s'il existait une planète plus humaniste que la notre...

Sir Auguste, marionnette à fils en bois
 

♦ Sir Auguste II, marionnette à fils de 95 cm

 
L'Auguste et sa valise
 
 L'Auguste  part pour un  voyage intergalactique

L'Auguste part pour un voyage intergalactique 

 La valise et le chapeau

Sa valise et son chapeau

 
la fusée lunaire d'Hergé

La fusée d'Hergé fabriquée pour la réalisation d'un spectacle 
avec la marionnette du clown

Décollage de la fusée lunaire
Sir Auguste
 

♦ Les chaussures de Sir Auguste

 
Les pieds de Sir Auguste
 

♦ Rêve d'Auguste

Les rêves de Sir Auguste

♦ Passé Présent Futur des clowns

1 — Le clown dans la tradition

   Le clown est un acteur bouffon, d'une grande agilité et d'une grande souplesse. Il divertit le public par ses maladresses et ses lazzi (de l’italien lazzo : lien) qui sont, dans le théâtre all’improviso, la commedia dell'arte, toutes sortes de plaisanteries burlesques : en paroles, en actions, par des jeux de mots, des grimaces et des gestes grotesques). C'est la quintessence du jeu et de l'abandon, la condition humaine sublimée dans un acte créateur qui vient bousculer l'ordre établi. Le clown est une sorte d’homme à tout faire. Le clown est un individu en prise avec les carcans de la société que la parodie clownesque met en première place. Il a le rire dérisoire qui se plait à rire du malheur des autres, le rire mauvais et le rire vrai qui fait partie de l’humanité.

Le clown boit d’énorme rire et mange des bravos

    ►Edith Piaf  — Bravo pour le clown 

  • Il se moque d’autrui, se met dans des situations impossibles et est capable de retourner une situation sans qu’il y ai la moindre logique.

  • Dans les one-man-show on parle avec le public, mais le clown à l’inverse s’adresse à chaque spectateur et le regarde droit dans les yeux.

  • Le clown fait peur. Avec son nez rouge il s’apparente avec l’ivresse de l’alcoolique qui embête les passants dans la rue. Avec sa double personnalité il se rapproche de la schizophrénie.

  • L’art clownesque nous déshabille de tous les codes que la société met en oeuvre pour nous conditionner et nous emmène vers cet état infantile qui se trouve repousser au fond de nous-même.

   Dans toutes les religions dites primitives, le rire énorme des clowns divins est indispensable à la manifestation du sacré. Au cours de leurs pérégrinations séculaires, les bouffons du monde occidental, des parvis du Moyen Age aux tréteaux de la foire, ont oublié leur origine sacrée jusqu'à la découverte par le clown moderne de la piste ronde, cercle magique, anneau cosmique.
Pendant cinquante ans, le comique déchirant des clowns a exorcisé par le rire la peur du monstre, tapie en nous. Et puis, ce fut comme si une société désacralisée ne savait que faire de ses clowns. Sauf à les expulser.

•  Alfred Simon — la planète des clowns 

 2 — trois types de clown

  Le clown blanc...   

   Il est vêtu d'un costume chatoyant et sérieux. 
   Il est, en apparence, digne et autoritaire.
Il porte le masque lunaire du Pierrot : un maquillage blanc, et un sourcil tracé sur son front, appelé signature, qui révèle son caractère.
   Le maquillage blanc s’utilise pour opérer une métamorphose complète. Les traits caractéristiques du visage disparaissent totalement pour ne laisser qu’une place vide, sans nom, sans identité Le rouge est utilisé pour les lèvres, les narines et les oreilles. Une mouche, référence certaine aux marquises, est posée sur le menton ou la joue. Le clown blanc est beau, élégant, aérien, pétillant, malicieux, parfois autoritaire. Il met l'auguste en valeur. Selon la tradition, le clown blanc se déplace sur la piste toujours dos au public, ne le regardant jamais. C’est un personnage généralement élégant mais aussi intrigant. Il trouble le publique par son absence d’intentions dans le visage.

 L'auguste... 

   C’est le clown au nez rouge, à la bouche large et souriante. Il porte une perruque, des vêtements burlesques de couleur éclatante et des chaussures immenses. Il est totalement impertinent et se lance dans toutes les bouffonneries. Son rôle est de déstabiliser le clown blanc, celui-ci le domine, et de faire sans cesse échouer ses entreprises. L'auguste doit réaliser une performance au travers d'un numéro dans lequel les accidents s'enchaînent. Dans la tradition du cirque, il traverse la piste pour rejoindre le public afin de le maltraiter, de chauffer la salle.. C’est un être agité et virulent, au discours grotesque. Il désobéit à l’autorité et est en contre-rythme constant. L’élégance austère du clown blanc avec son costume brillant et plein de paillettes, s’oppose au costume chaotique et irrésolu de l’Auguste, où il y a toujours quelque chose en trop, des harmonies qui ne se font pas.

 Le contre-pitre...

   Il est le second de l'auguste et son contre-pied. « Auguste de l'auguste », c'est un clown gaffeur qui ne comprend rien, oublie tout, et dont les initiatives se terminent en catastrophes, relançant les rires.
   Le duo Clown Blanc-Auguste représente l’opposition perpétuelle entre l’autorité et la rébellion, l’ordre et le chaos, l’adulte et l’enfance, le maître et le serviteur, l’intelligence et la bêtise, la tête et le corps.